| Le TTC Horgen est de retour – avec un ancien Champion suisse |
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Ils n’ont pas encore complètement perdu la main
En 2001, les joueurs de tennis de table de Horgen avaient disputé la finale des play-offs. C’était le plus grand succès dans l’histoire du club. Aujourd’hui, les anciens maîtres sont de retour et s’emparent de la 1ère ligue. Roland Schmid qui avait décroché le titre de Champion suisse en 1997 après avoir battu Thierry Miller de manière surprenante en finale, est également de la partie. Quelles sont les motivations du trio Schmid, Paglia et Bandi pour revenir au tennis de table ? Texte: Stefan Kleiser C’était un mercredi fin novembre et il faisait froid lorsque Horgen et Gaiserwald s’affrontaient dans le cadre d’un match de haut niveau en 1ère ligue. Depuis une année, le club de tennis de table du lac de Zurich dispute ses matchs à domicile dans un nouveau bâtiment attrayant (en ce qui concerne le choix de la couleur – un vert-jaune criard – les architectes se sont toutefois un peu trompés). Mis à part ce nouveau local, on pourrait penser que le temps s’est arrêté. C’est presque comme il y a dix ans, quand Horgen évoluait en Ligue nationale A. On voit des visages connus partout. «Dans le club, tout est comme autrefois», confirme Raphael Paglia. Le joueur de 36 ans défendait déjà les couleurs de Horgen en LNA. Les deux anciens joueurs nationaux Roland Schmid (38) et André Bandi (36) ont également ressorti leur raquette. Ce n’est pas étonnant puisque l’équipe qui est montée de la 2ème ligue seulement au printemps, caracole en tête du classement de la 1ère ligue. Les cracks n’ont pas complètement perdu la main. Schmid effectue toujours son coup magique avec une rotation à 360 degrés. Le tennis de table pour se rencontrer Et pourtant, beaucoup a changé. Les joueurs ont réduit l’entraînement à un minimum. «Parfois, on se retrouve le mercredi pour l’entraînement», explique Paglia qui est classé B15. Avec Bandi, il a découvert le racketlon qui combine le badminton, le squash, le tennis et le tennis de table. Ils se rencontrent donc parfois pour faire du squash, «on fait aussi du surf ensemble». Et pourquoi revenir au tennis de table ? «À cause d’eux», répond Raphael Paglia et pointe les coéquipiers du doigt. «Et à cause de René.» Il s’agit de René Zwald qui avait encadré le trio déjà lorsque les joueurs faisaient partie des juniors avant de les mener jusqu’à la finale des play-offs en Ligue nationale A. Il est également là ce soir. Qu’en est-il des ambitions ? Il n’y en a plus tellement. Les priorités ont changé. Aujourd’hui, Paglia a une famille (deux filles d’un et de trois ans), Bandi est papa d’une fille depuis le mois d’avril. Les deux travaillent dans une banque, «mais on n’ose plus le dire aujourd’hui», plaisante André Bandi. Lors des CS en 1999, il avait décroché une médaille de bronze. En 2011, après une absence de plus de six ans, il participait de nouveau au tournoi. À l’époque, il plaisantait en disant qu’il n’avait pas perdu de match depuis six ans. Aujourd’hui, il arrive tout juste pour le match. Bandi vient avec un peu de retard dans la salle et explique qu’il est parti du bureau à 19h45. «Je n’ai pas beaucoup de temps en ce moment». Il trouve néanmoins du temps pour assumer une fonction au sein du comité du club où Bandi est le secrétaire. Des attentes plus modestes Est-ce que les anciens maîtres visent une deuxième promotion consécutive ? Est-ce que les ligues nationales sont un objectif ? «Si nous sommes promus, nous sommes promus», résume Bandi. «Finalement, le but est de se rencontrer, peu importe dans quelle ligue. En ce qui concerne le niveau de jeu, nous pouvons toutefois certainement suivre le rythme en Ligue nationale C.»Roland Schmid en est également convaincu. En 1997 il avait créé la surprise lorsqu’en finale, il avait battu Thierry Miller, auteur de plusieurs victoires, en décrochant ainsi le titre de Champion suisse. Il confirme encore avoir cette médaille d’or. «Mais je ne sais pas exactement où elle est.» Il explique qu’il a sa propre entreprise depuis huit ans et qu’il n’a plus joué au tennis de table «pendant une dizaine d’années». «J’ai simplement eu besoin d’une pause.» Pour retrouver le plaisir du tennis de table. Cela n’était possible qu’avec des attentes plus modestes. Roland Schmid qui ne supportait pas de perdre contre des adversaires qu’il aurait pu battre avec un peu d’entraînement avait opté pour le football où il avait décroché le titre de Champion cantonal du sport corporatif («Bandi y était également»). La saison passée Schmid, le seul du trio à ne pas encore être papa («pour autant que je sache»), s’était remis au tennis de table. Ses résultats étaient si bons qu’au bout d’une année, son classement passait de B12 à A17. Le succès est un facteur important du plaisir Est-ce que la classe d’autrefois est toujours là ? «Dans certaines situations, oui», explique Roland Schmid : «Quelques coups réussissent comme avant, mais la constance manque». Autrefois, il s’entraînait deux fois par jour, en LNA, il avait battu le numéro 32 mondial. «La routine et certains mécanismes ne se perdent pas», souligne Schmid. De même que l’ambition. «Le succès est toujours un facteur important du plaisir.» Schmid fête d’ailleurs son retour en championnat suisse – après une pause de plusieurs années, il est de nouveau de la partie en 2012. Qui sait, peut-être qu’il parviendra une nouvelle fois à créer une surprise … En fait : Horgen battit Gaiserwald 7:3. L’équipe garde donc la première place de la 1ère ligue et a augmenté son avance sur Gaiserwald qui figure à la 2ème place du classement. |
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| Dernière mise à jour : ( 27-02-2012 ) |













