«En tant qu’arbitre, on découvre le monde»

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Sans eux, cela serait complètement le chaos à la table lors de ces championnats suisses. Egalement lors des compétitions internationales, ils sont toujours de la partie. Nous parlons bien évidemment des arbitres. Sidespin a discuté à Neuchâtel avec un représentant de ce groupe qui combat malheureusement des préjugés.

 

Texte: Annina Häusli / photo: René Zwald

 

Lors des championnats suisses de cette année, Besnik Hyseni a eu un grand honneur : arbitrer la finale homme en simple pour la première fois de son parcours professionnel. Après la finale, Besnik dit : „C’état une bonne finale qui s’est déroulée sans problème.“

 

On ne voit pas au premier regard que Besnik Hyseni est un arbitre. Le jeune homme ne correspond pas à l’image d’un arbitre de tennis de table suisse, comme la Suisse peut en compter plusieurs. C’est-à-dire à savoir des hommes âgés, à la retraite et qui ont joué autrefois au tennis de table, comme le décrit Hyseni lui-même. „La nature des arbitres en Suisse n’a pas une bonne réputation“, regrette-t-il. Cela montre de lui-même le fait qu’il est toujours plus difficile pour la fédération de trouver suffisamment d’arbitres pour toutes les manifestations. Besnik est sûr que cela va changer dans le futur, les responsables des arbitres travaillent dur pour changer l’image des arbitre et les résultats finiront par se remarquer très rapidement.

 

Egalement engagé à l’étranger

 

Le romand, âgé de 28 ans, est très jeune pour un arbitre. Pourtant, il n’est pas inexpérimenté, il a déjà commencé la formation d’arbitres à l’âge de 17 ans. Malgré son jeune âge, il est un arbitre qui fait cela avec passion. „Le tennis de table est un sport très beau et athlétique“ pense Besnik. Il a débuté ce sport à l’âge de 13 ans. „J’ai par contre très vite remarqué que mon talent ne suffirait pas pour aller au sommet“ sourit-il. Il n’a jamais été classé mieux que C8. Afin de quand même rester fidèle au tennis de table, il a débuté la formation d’arbitres en étant encore junior.

 

„Mes premiers engagements en tant qu’arbitre, je les ai fait pour mon club d’origine La Chaux-de-Fonds en LNC“, se souvient Besnik. Aujourd’hui, il n’a plus de licence afin de pouvoir se concentrer entièrement à l’arbitrage. Besnik ne se contente plus de n’intervenir que sur les manifestations nationales. Depuis deux ans, Besnik a réussi l’examen pour être arbitre international et a depuis lors déjà arbitré à plusieurs compétitions internationales, comme par exemple au CE par équipe au Luxembourg.

 

Blue Badge comme objectif

 

„En tant qu’arbitre international, on voit et vit beaucoup de choses et on peut voir les meilleurs joueurs du monde en action“ dit Besnik. C’est ce qui fait le charme des arbitres internationaux. Un des meilleurs matchs qu’il a jusqu’à là arbitré est la rencontre entre Dimitrij Ovtcharov et Panagiotis Gionis lors du Top 16 Cup à Montreux.

 

Besnik ne compte pas s’arrêter là. Il souhaite passer bientôt l’examen „Blue Badge-Umpire“. C’est le niveau le plus haut des arbitres internationaux. Ensuite, il pourra donc également arbitrer lors des championnats du monde et Jeux Olympiques. D’ici là, il doit encore récolter plus d’expériences internationales, mais Besnik se réjouit déjà de cela. S’il réussit l’examen, il serait actuellement le deuxième arbitre suisse aux côtés de Gabriele Chiari, qui est sur le point de devenir un arbitre de Blue Badge détenant ce statut.

 

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